Mercredi 4 novembre 2009

Bienvenue ! Je vais mettre en ligne sur ce blog un peu tout ce qui me passe par la tête succeptible de vous intéresser.
Donc à mon avis ce sera surtout des textes, peut-être des dessins, quelquefois des articles sur le monde qui nous entoure, genre la psychologie interne du lézard de guadeloupe. Des trucs intéressants quoi =p.

Je pense pouvoir ajouter un article par semaine, peut être plus, peut-être moins, et je vais m'efforcer de ne pas employer de propos vulgaires (Mouahahahah) dans mes textes, ainsi que de fautes d'orthographe.
Ne vous forcez à mettre des commentaires, mais j'apprécie tout de même les retours. Le compteur de visite compte une visite par adresse IP différente il me semble.

Bonne visite ;-).


Par Sévan
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009

Tu pleures. A présent tu pleures. De ne pas pouvoir dire je t’aime, t’aurais jamais cru que ça te gênerait un jour. Non, tu n’aurais jamais cru. Mais on est tous les mêmes, tu te dis à présent. Tu te lèves. Tu ne peux pas rester assis sans rien faire, à te lamenter, le regard dans le vide. T’es pas de ces gens qui restent sous le poids des contraintes, t’es pas de ceux qui relèvent un pied pour mieux trébucher. Alors tu te lèves et tu marches. Tu sais pas où, mais tu marches c’est l’essentiel. Tu avances, c’est ça. Surtout ne pas se morfondre, ne pas oublier que ce n’est pas que ta faute, que la vie ne t’a pas gâté, que si quelqu’un devait endurer cela, ça ne devrait pas être toi. Va bien falloir que tu le surmontes.

Mais Dieu comme ça fait mal.

Un pas après l’autre, devant les passants, devant les maisons, tu avances. Ne pas s’arrêter. C’est du gribouillis dans ta tête, des mots qui s’entrechoquent. Tu cours maintenant. Les larmes que tu as eues tant de mal à sécher, les voilà qui coulent comme l’eau des fontaines. Des gouttes commencent à tomber, comme si le ciel te comprenait. Autour de toi, des parapluies s’ouvrent, arcs en ciel de couleurs ou bien noirs comme le goudron, ils s’ouvrent et protègent les badauds. Toi t’as jamais eu personne pour t’abriter les jours d’orages, t’as jamais eu personne pour t’apprendre que le bonheur, c’est fait pour le vivre à plusieurs. Tu cours si vite que les gens autour de toi se transforment, ils deviennent taches de noirs sur fond parapluie. Tout seul, du plus loin que tu t’en souviennes tu as toujours été seul. Tu chiales. Le monde danse, ils dansent autour de toi, tout danse, on dirait cette salope de dope que tu prends à longueur de journée. Cette dope qui t’a pourri, qui a fait de ton dealer ton seul ami. Maintenant tu chiales comme un gosse, mais tu ne t’arrêtes pas pour autant. Tu ne veux pas t’arrêter. T’aimerais tant être un oiseau, loin de tout ça, pigeon parmi tant d’autres, tu ne rêves que de ça. Les larmes en plus de la pluie, ça t’aveugle. T’y vois plus rien mais faut que tu coures, t’y comprends plus rien mais dans la rue aux couleurs, tu accélères, t’as l’impression de t’envoler, de t’échapper de ce monde où les crétins sont agents de banque, de ce monde où l’amour c’est mathématique, où les gens ne t’acceptent que si TU t’acceptes.

Tu sors de la ville. Tu hurles. Tu hurles, tu chiales, mais tu cours. Toujours. Ne pas s’arrêter, c’est la seule chose qui s’affiche dans ta tête. Avec des clignotants comme sur les barrières animés de Mc Do. Le vent fouette ton visage, enfin tu le ressens, loin de cette ville, de ces concertos de klaxons disharmonieux, de ces images de magazines qui représentent la beauté avec une couche de papier glacé. Tu pleures, toujours. Tu pleures pour tous ceux qui n’en ont pas le courage. Ça fait beaucoup de larmes. Tu ralentis. Ton cœur bat la chamade. Tu as perdu ton bonnet. Tant pis. La pluie se transforme en neige. Il neige et tu marches. Tu penses que le temps réagit à ta manière de voir le monde. C’est toi qui réagis à ta manière de voir le monde en fonction du temps. Ton cœur devient plus froid. Après la tristesse, place à la colère, à ce sentiment qui fait perdre la raison. Ils n’avaient pas le droit. Quand tu rentreras, tu leur colleras ton poing sur leur figure, et puis ton couteau sous la gorge quand ils seront par terre. Tu leur demanderas s’ils se sentent aussi bien au même niveau que toi. Tu leur diras s’ils sentent enfin qu’ils ont fait des erreurs, tu leur diras que c’est trop tard, qu’ils auraient dû y penser avant. Voilà ce que tu feras quand tu rentreras.

Tu te remets à pleurer. Ce monde est si dur, combien de fois as-tu pensé à en finir ? Combien de fois en regardant une mare, ton visage t’a rappelé ta douleur ? Tu es né difforme. De tous les êtres du monde, il y en a qui font plus peur que les autres, des anormaux. Des immondes, des freaks. Toi-même l’as reconnu, alors tu as mis ce bonnet. Ça cache au moins ton front. Tu as voulu t’adapter. Au début, à immonde tu répondais différent. A associal tu rétorquais timide.

A colère tu préférais tristesse.

Alors tu as subi les persécutions sans rien dire. Les intimidations, les menaces, tu les as encaissées sans broncher. Ton corps s’est adapté, il s’est durci. Pas d’amis. Pas de parents. Rien. Tu es l’homme qui se satisfait du vide, pour qui l’amour c’est écrit comment c’est dans les livres. Et pourtant. Tu les as aimés au début, forcément ils étaient si beaux à tes yeux. Mais l’apparence est une chose. Avec le temps, tu as commencé à comprendre. Après avoir échafaudé tant de plans pour te faire des amis, tu as compris. Ils ne veulent pas de toi. Tu es coupable. C’est ta faute. T’avais qu’à naître comme les autres. C’est triste tu te dis, la seule chose qui t’éloigne des autres, c’est un visage asymétrique et des cheveux mal ordonnées. Tu pourrais même garder tes tâches de rousseur. Faut pas te lamenter, va falloir que tu vives ainsi. Tu regardes le ciel s’assombrir, de gros nuages l'arpentent de bout en bout. Les phares des voitures s’illuminent. Tu conçois à peine que tu es allongé dans l’herbe, capuche sur la tête. Tes larmes ont coulé. Il n’en reste plus une seule prête à rouler. Plus de couleurs, plus de tristesse, un peu de paix.

Tu t’appelles Michael. Un nom d’ange pour un visage de démon.

Par Sévan
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009

J’ADORE le nutella.

Nutella, c’est des magiciens. C’est vrai quoi, j’ai que neuf ans mais je m’en suis déjà aperçu. Partout où on en met, ben les plats deviennent bons. D’abord le matin, sur les tartines… miam ! Et au goûter aussi, sur les tartines. Mais les tartines c’est pas des magiciennes. Je le sais parce que les tartines sans nutella, ben elles sont pas très bonnes. Pis d’abord des tartines sans nutella, c’est pas des tartines, c’est que des bouts de pain. Enfin je sais pas, je crois. Même que de toute manière le nutella, ça marche pas que sur les tartines, ça marche partout. Sur les pâtes, les tomates, les kellogs, même avec les épinards ! Tandis que les tartines avec les épinards, heu, ben non c’est pas trop bon. Et puis ce goût choco-noisette, tention hein, c’est extra ! Ils le disent à la télé. Les grands ils disent que ça fait grossir. Ils disent que c’est plein de cochonneries. Mais ils disent n’importe quoi, c’est pas vrai, la preuve c’est que j’en mange au moins deux pots par jour, et je grossis même pas, je pèse 25.7 kg. Et c’est pas plein de cochonneries, de vacheries encore je pourrai le croire, comme pour MILKA c’est plein de vacheries parce que c’est des vaches violettes qui le font, alors c’est normal, mais bon pas des cochonneries parce que c’est pas des cochons violets qui font le nutella. Les grands ils sont bêtes de croire que c’est des cochonneries vraiment.

Ahlala… Aïe ! Me suis coupé ! Mhhh… quel bon nutella… Il est beau… Marron, avec toutes ces jambes, ces antennes… Non… Non c’est moi qui le mange… Mes jambes… Non… Je veux pas, non, je veux pas… Non, non, non…

-        Mamaaaaaaaaannnnnnnn !

-        Chérie ?

-        Maaaaamaaaannnnn !

-        Oh mon chérie, sa ne vas pas ? Tu as fait un cauchemard ? Maman est là, tout va bien, tout va bien…

-        Le nutella, y veut… Y veut…

-        Tout va bien, je suis là.

-        Il c’est transformé en fourmis, y voulait, y voulait, y voulait…

-        Calme toi, tout doux chérie, maman est là …

-        Y voulait me manger !

Depuis, dès que je vois du nutella, ce rêve me revient. Et il me met tellement la frousse que j’en mange plus. Mais c’est pas grave.

J’ADORE la confiture.

Par Sévan
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009
C'est l'histoire d'un dessin d'enfant
C'est l'histoire du bruit qu'elle fait en le dessinant
Ça fait des notes graves et aigües
De la musique triste, un peu ténue
Petit à petit
La feuille blanche se colore
On y voit des gens se tenir la main
Avec un sourire jusqu'aux nuages
Un ciel remplit d'étoiles qui brillent
Qui scintillent
C'est un peu de son rêve qu'elle ajoute
Dans sa réalité
Un p'tit bout d'soleil
Sur un carré d'papier.


( Une petite astuce en passant : le Ç se fait en tenant la touche Alt enfoncé et en tapant sur le clavier numérique 0199.)
Par Sévan
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 6 novembre 2009
Le stress est à son comble. Sur son front, les gouttes de sueurs se font de plus en plus grosse. Son corps sécrète de l'adrénaline afin de le rendre plus vif, plus vigilent, près à toute épreuve. Bernard joue pour le moitié de 500.000 euros, un demi-milion d'Euros. Bernard est un prédateur. Il est le produit de 65.000Milions d'années, le fruit de découvertes, de hasards, de guerres. Dans cette journée, Bernard a oublié qu'il pesait 94kg, que ses muscles autrefois saillants se sont ramollis, atrofiés, la faute a un régime alimentaire trop calorique par rapport à ses activitées. Aujourd'hui, c'est le jour que les Dieux Euros ont décidés pour s'offrir à Bernard. Et Bernard, tu parles qu'il en vibre. C'est sur que ça l'excite plus que son boudin de femme.
    - Alors Bernard, quelle boite choisissez vous?
Bernard il hésite. Il sait pas quoi choisir. La boite avec le numéro 16, celui de sa naissance, ou le 24, datte de son mariage? Ça le fait trembler Bernard. Il est  au bord de la crise le  bonhomme. Bernard, c'est pas un mec brillant, c'est pas un cancre non plus, c'est pire que ça. C'est un homme MOYEN. Il ne s'est jamais distingué. Et c'est pas le genre de type qui va comprendre que les boites ont leus sommes attribuées à un total hasard. Alors en attendant il en flippe de pas choisir la bonne boite tu vois.
    - la 16. Oui je vais prendre la 16.
Bernard n'est pas vraiment un égoiste. Mais pour lui, il sera toujours plus important que le reste. C'est pour ça qu'il choisit sa date de naissance, en se disant que si c'est lui qui a été tiré au sort parmis autant d'autres gens, c'est que c'est sa datte de naissance, et pis pas son mariage. Bernard il croit en Dieu. Il croit en un pouvoir divin tout puissant, il croit que si il fait mauvais emploi de sa vie, ça va lui retomber dessus. Mais s'il gagne les 500.000 Euros, il va pas penser aux enfants battus, ni aux associations caricatives.
Bernard il est convaincu qu'il est un type unique. Pourtant des cons comme lui il y en a des tas, faut pas croire. Il y en a même trop de Bernards sur cette Terre. Ça il peut pas le comprendre Bernard, c'est hors de son champ de compréhension. En fait c'est juste hors de son champ de patates à Bernard, et Bernard tout ce qui sort de son champ de patates il le comprend pas. Il en veut pas. Il est pas rasciste, il est pire.
Le monde de Bernard, il fait pas plus de la surface de son département.
     - Ouvrez la boite madame...
...
     -  500.000 Euros! Ça veut donc dire que votre boite ne contient qu'un euros!
Bernard il chiale. Comme un gosse. Sa vie a failli changer. A failli. Et les gens devant leur télévision retournent manger. C'est la vie de Bernard apres tout, tout le monde s'en fout.
Par Sévan
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Compteur de visites

Phrase de la semaine

Gagner ne me suffit pas. Je veux vaincre.

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus